Un cratère lunaire et un astéroïde portent le nom d’Ibn al-Haytham. La communauté scientifique ne s’est point trompée sur son génie et sa renommée. Il excella dans l’optique et dans bien d’autres sciences. Il prouva la théorie de l’intromission d’Aristote et consacra des travaux ingénieux sur les lentilles grossissantes ainsi que les miroirs. Des études qui ont contribué aux inventions plus récentes du télescope ou encore au microscope.  Il y a trois ans, l’UNESCO et les chercheurs du monde lui ont rendu hommage.

 

L’année 2015 a été baptisée l’année de la lumière. Elle fut célébrée par l’Unesco. C’est dans ce cadre que l’UNESCO a rendu hommage à un savant et érudit musulman qui n’est autre que Ibn al Haytham, connu en latin sous le nom de  Alhazen.  Il est considéré sans retenue comme le père de l’optique moderne. Il est né en 965  à Bassora et mourut-en au Caire en 1039. Il a ainsi vécu au X eme siècle, l’âge d’or de la civilisation musulmane portée au devant par des noms illustres tels que Al Biruni ou encore Avicenne. Il eut un intérêt particulier pour l’étude des eaux et des canalisations. C’est en sens  qu’en 1011, le Calife fatimide Hakim lui convia de trouver une solution pour contrer les inondations du Nil. Il étudia toute possibilité et conclut que cela était impossible. C’est pour cette raison qu’il fut assigné à résidence pendant au moins dix ans, période qu’il consacra à une quête de savoir dont la moisson fut bien singulière.

Il est connu par son traité exceptionnel intitulé Kitab al Manazir « Traité d’optique » écrit sur une période de six ans et qui vit le jour en 1021. L’ouvrage est traduit au latin au XII eme siècle.

Il est reconnu par la communauté scientifique comme l’un des physiciens de renommé. Il excella aussi en mathématiques et en astronomie. Il eut une influence certaine dans l’invention des lunettes et dans les avancées en termes de chirurgie ophtalmologique. Son génie et ses œuvres ont eu un impact évident sur le développement scientifique de l’Europe médiévale et de la Renaissance. Le monde doit à cet érudit les fondements de la méthode expérimentale qui a permis aux sciences de se révéler. Roger Bacon et Kepler s’y sont inspirés.